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Personal branding : quel nom pour votre marque personnelle ?


Posté le 19 décembre, par Frédéric Bernier dans Création de marques. Pas de commentaires

Le personal quoi ?
Le personal branding est une technique de promotion de votre propre personne comme une marque vivante. Votre visage devient votre logo. Avec l’envolée exponentielle de l’oiseau bleu Twitter, bon nombre de consultants, dirigeants, formateurs et autres coachs se construisent ou renforcent une image d’expert sur un focus thématique précis.
Nous sommes tous uniques de par notre parcours, notre histoire. Devenir votre propre marque prend du sens lorsque votre audience peut confondre votre représentation physique et votre matière grise, vos compétences.
Nous développerons dans un article ultérieur les techniques de personal branding sur le plan du networking et des réseaux sociaux.
La question du jour est comment nommer sa marque personnelle : faut-il privilégier la simplicité ou traduire un débordement de personnalité ?

Utiliser son patronyme : opportunités et limites juridiques.
Le courant classique est de se limiter à son patronyme : prénom nom, pour définir sa ligne de communication (pseudo sur les réseaux sociaux, nom de domaine, communication papier, discours commercial…).
C’est un choix plein de simplicité qui permet d’écarter la contrainte d’une procédure de protection par un dépôt de marque. Le nom patronymique jouit d’un droit de la personnalité inaliénable, imprescriptible et extrapatrimonial.
Toutefois, des contre-exemples existent et la jurisprudence a d’ailleurs autorisé une exploitation commerciale de certains patronymes.
Observons le cas d’Inès de la Fressange « ancien mannequin français des années 1980, égérie de Chanel, créatrice styliste de mode et de parfums, femme d’affaires et journaliste de mode pour la revue Marie-Claire.
En 1991, elle crée sa propre griffe, « Inès de la Fressange » et sa propre boutique de prêt-à-porter et divers articles et parfums… en association financière avec le groupe de luxe Orcofi. Son succès est immédiat… En décembre 1999, elle se trouve licenciée de sa propre société dont elle n’est pas actionnaire majoritaire. Elle tente de retrouver les droits d’usage de ses nom, prénom et image après cinq ans de long combat judiciaire, la Cour de cassation, censurant un arrêt de la cour d’appel de Paris du 15 décembre 2004, la déclare irrecevable en son action. » Source : wikipedia.
Traduction : Mme de la Fressange ne peut plus exploiter son propre patronyme pour des activités liées au stylisme et à la création de parfums !
Si la notoriété d’un nom déjà existant est telle que le grand public peut faire la confusion entre celui-ci et votre nouvelle marque personnelle similaire, vous pouvez être attaqué pour concurrence. Valérie est une véritable star internationale et pas seulement dans le milieu du coaching minceur on-line mais aussi dans les médias et divers réseaux professionnels. Elle a clairement capitalisé sur son jeu de personal branding issu de ses relations avec des people américains. Alors pourquoi

créer une marque en parallèle ? Face à une audience BtoC grand public, face aux enjeux et potentiels commerciaux ambitieux du marché « minceur » international, la serial-entrepreneuse a vu grand. Il est plus facile de marqueter des produits et services avec un logo, une approche linguistique anglo-saxonne du nom commercial, avec une communication « sociétale » ou « sociétaire ».
Tout est question de dimension : vous êtes un expert en GRH avec un focus sectoriel pharmaceutique, exploitez déjà votre patronyme. Vous lancez une start-up innovante avecdes projets de levées de fonds rapides mais vous n’êtes pas encore très connu dans le domaine dans lequel vous souhaitez percer, là où vous étiez incontournable dans un autre secteur : créez une marque dédiée à votre concept. Rien ne vous empêchera de tenter en parallèle un « transfert de notoriété » sur votre marque personnelle pour soutenir votre nouveau projet.
Qu’en pensez-vous ?
Quelle est votre pratique sur ce sujet ?
Un témoignage ? A vous la parole !





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