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Comment définir et valoriser la notoriété de sa marque ?


Posté le 28 avril, par Frédéric Bernier dans Création de marques. Pas de commentaires

La notoriété d’une marque peut se définir comme son niveau de renommée publique, de reconnaissance spontanée du plus grand nombre.

Elle dépend de deux critères majeurs : son image et sa réputation.

 

L’image de marque

Lorsque la valeur perçue par le public est positive, elle rejoint l’image que l’entreprise détentrice souhaite se donner. Certains éléments factuels comme la santé financière, le bien-être des collaborateurs ou la qualité de la relation fournisseurs de l’entreprise, permettent de pondérer les perceptions subjectives.

 

La réputation

Il s’agit de l’évaluation des avis, opinions, ressentis par le public, favorables ou non à la marque. Alors que l’image d’une marque est plutôt binaire, sa réputation peut se qualifier sur une échelle assez large.

 

Des outils de mesure

Selon le Mercator, on mesure la notoriété d’une marque avec trois outils progressifs : le taux de notoriété assistée, le taux de notoriété spontanée, et le taux de notoriété « top of mind ». Le premier se mesure à partir d’une liste de marques prédéfinie, le second par simple questionnement sur le secteur de la marque. Dans le dernier cas, la marque citée en premier remporte tous les suffrages.

 

Un enjeu juridique

Le notion de renommée peut s’avérer décisive en contrefaçon de marque ou concurrence déloyale. En effet, imaginons que vous lanciez une marque nommée « Bit all us » pour vendre des ordinateurs, il est possible qu’on vous reproche d’exploiter une similarité phonétique avec les « Beatles » même si nous constatons deux secteurs d’activités différents.

Le principe de spécialité empêche le titulaire d’une marque de monopoliser l’utilisation d’une dénomination (ou de tout signe) pour des secteurs d’activités différents des siens. Pourtant, la marque « renommée » permet à son titulaire de déroger à cette règle profonde ! Là où se complique la défense d’un tel principe est dans la nécessité d’apporter des preuves de cette renommée. En effet, il revient au propriétaire de la dite marque « renommée » de prouver au juge que sa marque est ancienne, que les efforts commerciaux et publicitaires réguliers permettent d’entretenir la notoriété, et que l’exploitation de la marque est évident et puissant. Cela peut passer par des études qualitatives ou quantitatives, des sondages sur un grand nombre de publics cibles.

 

L’impact du nom dans la notoriété

On oublie parfois les bases d’une marque idéale. Pourtant si la dénomination remplit son « cahier des charges » elle va être le vecteur de la notoriété de l’entreprise qui la porte.

Posez-vous donc ces questions essentielles lorsque vous créez un nom :

Est-il facilement mémorisable ?

Est-il descriptif ? (dans le cas contraire, il faut accompagner le nom par une baseline, un slogan, ou une signature…)

Est-il agréable à l’oreille ? (l’usage de gutturales par exemple en France est plutôt strident alors qu’ailleurs en Europe ou en Afrique du nord, cela est plus apprécié)

Est-il suffisamment évocateur pour les cibles visées ?

S’attache-t-il à un mouvement de mode ? Suivre certaines tendances ne vous garantit pas la pérennité or une marque est faite pour vivre longtemps, 5, 10 ans voir plusieurs siècles !

Véhicule-t-il les valeurs de la marque ?

Est-il bien prononçable pour d’autres territoires géographiques ? Anticipez l’export et les enjeux internationaux. Ne sous-estimez pas le développement des pays tels que le Brésil ou le Mexique par exemple.

 

 

Qu’en pensez-vous ?

Quelle est votre avis sur ce sujet ?

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A vous la parole !

 





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